Bitcoin, Ether, Ripple, Litecoin… les 10 cryptomonnaies à connaître

Salon de la Crypto

Le Bitcoin et les cryptomonnaies se retrouvent depuis quelques semaines au coeur de l’actualité.

Il existe des milliers de monnaies cryptées, certaines valant seulement quelques centimes d’euros. Le principal rival de Bitcoin est Ehtereum, qui a connu début janvier une progression spectaculaire. Ripple, Bitcoin Cash, Cardano, Litecoin ou encore IOTA sont d’autres acteurs majeurs du monde des cryptomonnaies. Petit tour d’horizon.

Bitcoin

Le Bitcoin est la star des cryptomonnaies, la première à avoir attiré l’attention du grand public. Créée en 2008, elle fête déjà ses dix ans cette année. Son inventeur, Satoshi Nakamoto, reste mystérieux. On ne sait pas s’il s’agit d’une personne ou d’un groupe de personnes, et le milliardaire Elon Musk a récemment nié être derrière cette identité. Cette inconnue correspond à la philosophie qui sous-tend le Bitcoin, à savoir fournir une monnaie totalement décentralisée, sans contrôle des États, d’une entreprise ou d’une personne.

Le Bitcoin, comme touts les autres cryptomonnaies, repose sur la technologie du blockchain. Il s’agit d’une technologie de stockage et de transmission d’informations, fonctionnant sans organe central de contrôle. Lorsque deux utilisateurs échangent de la monnaie cryptée, ils sont donc les deux seuls à avoir accès à la transaction, ce qui représente un avantage certain en termes de sécurité. Une blockhain peut-être comparé à un livre de comptes, puisque l’intégralité des transactions y est listée, ce qui la aussi permet de garantir la sécurité des transactions.

Comme s’il s’agissait d’une matière première, et contrairement aux devises traditionnelles, le nombre de Bitcoin en circulation est limité. Au final, vers 2140, la création de Bitcoin sera stoppée, et on comptera alors 21 millions d’unités.

En atteignant la barre des 10.000 dollars en novembre, le Bitcoin a attiré l’attention des médias traditionnels, du monde de la finance traditionnel, et du grand public. Nombre d’observateurs ont alors pointé le risque d’éclatement de la bulle. Mais après une chute – relative – liée en partie au fait que les sites de transactions ont planté en raison d’une trop grande affluence, le Bitcoin est remonté, flirtant un temps avec les 20.000 dollars avant de redescendre ces derniers jours jusqu’à 7.500 dollars. Un crash selon certains, une simple correction selon d’autres.

Certains estiment que le Bitcoin pourrait un jour remplacer le dollar, qui avait lui-même remplacé l’or, comme étalon des transactions internationales.

Des améliorations considérables seraient à venir en matière de rapidité et de coût des transactions, ce qui pourrait faire grimper le cours du Bitcoin.

Ethereum

Ethereum et sa monnaie, l’Ether, est désormais installé à la deuxième place des cryptomonnaies les plus populaires, derrière Bitcoin.

L’entreprise Ethereum a été fondée en 2013 par un informaticien russo-canadien âgé à l’époque de 19 ans, Vitalik Buterin. Lancé le 30 juillet 2015, l’Ethereum, la plate-forme qui supporte l’Ether, a connu une forte augmentation de sa valeur ces derniers mois.

La force de l’Ethereum, par ailleurs comparable au Bitcoin, repose sur sa blockhain, la technologie sur laquelle il est basé. Celle-ci permet de réaliser des «smart contracts», ou contrats intelligents. Certains estiment que cela pourrait être encore plus révolutionnaire que l’intelligence artificielle, en modifiant et en améliorant radicalement la façon dont s’opèrent toutes les transactions. La blockchain d’Ethereum pourrait ni plus ni moins remplacer les notaires, avocats ou autres en jouant le rôle de «tiers de confiance» lors d’une transaction, et en mettant en quelques secondes en place des contrats sans failles, de manière bien plus efficace qu’un humain.

Litecoin

Basé sur la technologie Bitcoin, le Litecoin est l’une des cryptomonnaies les plus connues, étant prise en compte par la plateforme d’échanges Coinbase, la plus populaire actuellement.

Créé en 2011 par Charles Lee, un ancien employé de Google, qui est parti du code source de Bitcoin (en open source), pour mettre au point son propre code, le Litecoin est une cryptomonnaie distribuée sous licence libre.

Le blockchain sur lequel est basé le Litecoin a ainsi été amélioré par rapport à celui du Bitcoin. Cela a notamment permis d’accélérer le processus de vérification et donc d’augmenter la rapidité des transactions, supérieure actuellement à celle de ses concurrents. Et les frais de transaction sont bien plus faibles que ceux du Bitcoin. Le Litecoin est ainsi particulièrement destiné aux transactions quotidiennes.

Comme le Bitcoin et la plupart des cryptomonnaies, le Litecoin sera produit dans un nombre limité. Le taux d’émission suit une série géométrique qui diminue de moitié tous les 840.000 blocs, et atteindront à terme 84 millions de Litecoins.

IOTA

Si l’Ether est tournée vers les «smart contracts», l’IOTA (ou MIOTA) est lui lier aux objets connectés, à «l’internet des objets» (Internet of things, en anglais), que certains qualifient de «quatrième révolution industrielle».

Créé en 2015 par David Sonstebo, Sergey Ivancheglo, Dominik Schiener et Dr. Serguei Popov, IOTA est basée sur une technologie qui permet les transactions sans frais et instantanés entre les machines dans l’environnement de l’internet des objets.

Contrairement au Bitcoin et à la plupart des cryptomonnaies, les unités d’IOTA existent déjà (2.779.530.283 au total), et la devise ne repose donc pas sur le système de minage (création d’unités via des ordinateurs).

L’IOTA se différencie également des autres cryptomonnaies par le fait qu’il ne repose pas sur la technologie du blockchain, évoquée plus haut. Il est basé sur la technologie Tangle, entièrement décentralisée, qui permet les transactions sans frais, sécurisées, et instantanées.

Les applications sont nombreuses. L’IOTA permettant les micro-transactions puisqu’il n’y a pas de frais, de nombreuses compagnies, et notamment les petites entreprises, les commerçants pourraient s’y intéresser. La technologie Tangle sur laquelle repose le IOTA peut aussi être utilisée pour transférer des données, peut s’appliquer pour mettre en place les votes électroniques, ou encore servir de base à des messageries cryptées.

L’IOTA pourrait également être mis en place dans le domaine de l’économie partagée. On peut ainsi imaginer à Paris des Vélib’ fonctionnant avec cette technologie, mais toutes sortes d’objets connectés pourraient ainsi être partagés.

Bitcoin Cash

Surnommé «le vrai Bitcoin» par ses adeptes, le Bitcoin Cash est né le 1er août 2017 d’un schisme («hard fork») avec le Bitcoin. S’il est basé sur la même blockchain, il est plus rapide et garantit des transactions moins onéreuse que le Bitcoin. Mais ce dernier devrait connaître prochainement des évolutions lui permettant de rattraper son déficit.

Le Bitcoin Cash a été listé par la plateforme d’échange de cryptomonnaies de référence, Coinbase. Il s’agit seulement de la quatrième monnaie cryptée à y faire son entrée, après le Bitcoin, l’Ethereum et le Litecoin.

Monero

Créé en 2014, Monero (qui signifie «pièce» en espéranto) ne repose pas sur le code de Bitcoin mais sur la technologie cryptonote. Celle-ci est plus sûre, garantit l’anonymat à ses usagers (le montant des transactions est également impossible à voir de l’extérieur) et surtout est évolutive, ce qui garantit qu’elle pourra supporter l’augmentation prévue du volume de transactions dans les années à venir.

L’algorithme qui gère le minage de Monero est également décrit comme supérieur à celui du Bitcoin par nombre d’utilisateurs, puisqu’il permet aux particuliers de miner sans problème. Monero repose ainsi largement sur la communauté qui le supporte.

NEO

Certains qualifient NEO «d’Ethereum chinois». Fondé par Da Hongfei, NEO se place comme également IOTA, sur le secteur de la «smart economy» ou «économie intelligente». «Nous espérons que la plateforme pourra être utilisée dans différents scénarios comprenant une interface utilisateur («front end scenarios») , comme des portefeuilles d’actifs numériques, des forums, des systèmes de vote, de gestion de profil et des applications mobiles. la plate-forme dispose également d’une API ouverte qui peut être utilisée pour intégrer NEO à une autre architecture logicielle», a expliqué Da Hongfei.

NEO semble amené à dépasser les frontières de la Chine pour s’imposer au niveau mondial. Même l’interdiction des cryptomonnaies par la Chine n’a pas semblé l’affecter.

Par rapport à l’Ethereum, NEO présente quelques atouts, en supportant notamment de multiples supports de programmation informatique, ce qui doit permettre à de nombreux nouveaux développeurs de participer. Pour simplifier, il s’agit d’un système plus ouvert, qui doit permettre de stimuler l’innovation.

Ripple

Ripple a connu une forte croissance depuis mi-décembre, détrônant Bitcoin Cash sur le podium des cryptomonnaies les plus populaires, et dépassant même plus récemment l’Ether, pour prendre la deuxième place en matière de capitalisation derrière le Bitcoin. Le Ripple a la spécificité d’avoir le soutien des banques : UBS, UniCredit ou encore Santander utilisent déjà sa blockchain, qui permet de transférer des fonds sans frais.

Rejeté par les «geeks» et les «cypherpunks», qui défendent les libertés individuelles et les monnaies cryptées comme solution pour sortir de l’ornière des institutions financières et des États, le Ripple semble promis à un bel avenir grâce au soutien des banques.

Cardano (ADA)

Fondées par l’ancien PDG d’Ethereum Charles Hoskinson, Cardano et sa cryptomonnaie ADA est une blockchain comparable à Ethereum. La cryptomonnaie a connu une forte hausse récemment, se plaçant dans les tops 10 en terme de valorisation globale. Sa blockchain, basé sur un algorithme mathématique baptisé Ourobros, est censé rendre les transactions hautement sécurisées, rapies et fiables. Elle permet aussi le développement de contrats intelligents.

Dash

Dash fait également partie des cryptomonnaies qui montent. Ses frais de transaction très bas et la rapidité de ces transactions font de Dash une monnaie d’échange recherchée. «DASH est en train de devenir la crypto-monnaie de paiement tandis que Bitcoin s’affirme comme Gold 2.0 », a estimé le spécialiste du Bitcoin Max Keizer.